Préparation à l’étude de cas au baccalauréat commerce

Méthodologie afin de mieux réussir l'étude de cas.

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Bac commerce, Etude de cas, écrit…

 Les candidats au baccalauréat commerce passent une épreuve écrite ponctuelle qui consiste à analyser une situation, à apporter des éléments de réponse et des connaissances. Cette épreuve est difficile. Voici une piste de réflexion afin de mieux se préparer.

L’étude de cas au baccalauréat
commerce est l’une des épreuves les plus difficiles. Il est indispensable de
s’être bien préparé. Pour cela voici une méthodologie proposée par mes soins
qui vous permettra d’être en confiance.

Le plan :

L’état d’esprit

Les connaissances

L’approche du sujet

La lecture du sujet

La lecture des questions

Le diagnostic

Le lien :
questions/docs/annexes

Les réponses

Le barème

 

L’état d’esprit

L’approche psychologique de
l’étude de cas doit se faire avec un état d’esprit particulier.  En effet, il est indispensable d’y aller en
« combattant » et pas en victime. Le fait de se sentir vulnérable,
incapable, incompétent ne fera que nuire au bon déroulement de l’épreuve. Il
est INDISPENSABLE de croire, de savoir que l’on est capable.

Le sujet est préparé par des
personnes qui connaissent parfaitement les exigences nécessaires, requises pour
évaluer si le candidat a ou n’a pas le niveau. 
Le sujet ne sera pas du niveau BTS ou Bac +1. Il sera au niveau
baccalauréat commerce. Ainsi, si vous avez assisté à tous les cours dispensés
par l’établissement que vous fréquentez, si vous prenez la peine de travailler
chez vous, et de chercher d’autres exercices, cours via le Net ou d’autres
livres, résumés… vous ne devriez pas rencontrer plus de difficultés qu’au cours
de l’année. Il faut insister sur le fait que le candidat DOIT travailler chez
lui, et beaucoup ! Sans entrer dans un discours politique ou syndicaliste,
nous savons que face à 24 élèves, l’enseignant (même très dévoué, volontaire…)
ne peut passer plus de 2 minutes avec chaque élève (24×2=48 minutes ; sans
oublier l’appel, l’introduction au cours, la conclusion…). C’est pourquoi le
travail personnel, l’autonomie sont primordiaux !

Donc, le candidat devra se
présenter le jour de l’épreuve en sachant qu’il est capable. Et même s’il
bloque sur une question, il en restera tant d’autres…  Un candidat volontaire, motivé et concentré
ne peut que réussir. 

Un bémol : Si le candidat
n’a pas travaillé, rien appris, alors cet état d’esprit ne sert plus à
rien !!!

 

Les connaissances

Il est impensable de se présenter
à un examen (du niveau du baccalauréat) sans l’avoir préparé. Pour cela le
candidat doit avoir assisté au maximum de cours (pour ne pas dire à tous).
L’étude de cas, requiert un nombre important de connaissances et toutes les
informations ne seront pas dans les documents. Et c’est ce qui fera la
différence entre deux candidats, celui qui développera et celui qui fera de la
paraphrase.

Pour bien se préparer, il faut
reprendre chaque exercice réalisé avec l’enseignant, les refaire chez soi. Et
oui, chaque exercice. Ne pas se dire, « Ha oui, celui-là je m’en souviens,
trop facile, je ne le refais pas » ; là nous entrons dans un
processus d’arrogance qui peut aisément nuire. Le refaire si on l’a compris ne
prendra pas trop de temps et permettra au cerveau de se rassurer, de se
renvoyer une image positive quant à ses propres capacités, donc de s’approprier
l’état d’esprit vu plus haut.

Les synthèses réalisées en cours
seront utiles évidement, mais seulement les relire serait une erreur fatale.
L’étude de cas comprend des calculs, des analyses, des commentaires que seules
la pratique et la rigueur pourront surmonter.

Il faut refaire tous les
exercices ! Toutes les études de cas réalisées en classe. Et même plus si
possible (livres achetés sur fond propre, Net…).

Travailler en binôme peut-être
très enrichissant si il y des échanges et non des recopiages.

Les études de cas des années précédentes
sont trouvables sur les Net (je ne communiquerais pas de sites en particulier
pour ne froisser personne).

Utilisez toujours VOTRE
calculatrice, vous ne devez pas en utiliser d’autres (ou peut-être par
curiosité) mais essayez de bien la comprendre, savoir comment enchainer les
calculs sans tout avoir à ressaisir (gain de temps), elle doit vous aider mais peut
vous nuire si vous ne savez pas l’utiliser.

 

L’approche du sujet

Le jour J, tachez d’être en avance.
Ayez pris soin de changer les piles de votre calculatrice (elle a servit durant
votre formation en BEP , le jour de l’examen du BEP, puis encore deux années de
baccalauréat. Il serait dommage qu’elle vous lache en plein travail.

Installez-vous, préparez les
feuilles et leurs en-têtes. N’hésitez pas à en redemander. Une copie double par
partie peut-être agréable pour le correcteur. Les correcteurs devront corriger
une somme non négligeable de copies, ils liront avec plus d’attention une copie
soignée et propre. Ils seront plus enclins à mettre les points.

Une fois vos affaires installées
sur la table de composition, les copies préparées, patientez et évitez d’écouter
les candidats autour de vous qui parfois pour se rassurer aiment déstabiliser,
apeurer les autres.

Le sujet sera distribué, et on
vous donnera le signal pour commencer.

 

La lecture du sujet

A ce moment, prenez en main
plusieurs surligneurs qui vous permettront d’annoter, de mettre en surbrillance
des passages qui vous sembleront importants (qui vous êtes, enseigne, ville,
approche géomercatique, zone de chalandise, implantation du point de vente, des
rayons, des produits…) et ces passages pourront être nombreux. Un code couleur
peut servir.

Il est préférable de lire l’ensemble
du sujet au moins une fois afin de s’imprégner de l’esprit, de plus avec un peu
de recul vous comprendrez où veulent vous emmener les questions et à quelle
conclusion vous devrez aboutir.

Ne négligez pas cette partie !!!
Elle semble être une perte de temps mais bien au contraire elle permet de mieux
se concentrer, de se rassurer, de prendre possession des documents et annexes.

 

La lecture des questions

Une fois le sujet parcouru, revenez
aux questions et relisez-les avec beaucoup d’attention. Chaque mot est
important (exemple caractérisez ne veut pas dire énumérez). Seule la pratique
et l’entrainement vous permettront de faire la différence.

Chaque question parait isolée
mais là encore, avec du recul vous constaterez qu’il y a un lien, un fil
conducteur qui a pour but d’établir un bilan complet d’une situation donnée.

Sur votre brouillon, tachez de
répondre très brièvement à chaque question, en reprenant les N° de documents et
vos connaissances. Ainsi, vous aurez une vue d’ensemble de vos réponses et
verrez si cela est cohérent (baisse du CA donc mise en place d’actions ;
Inventaire donc démarque donc…).

La structure est souvent la même,
un constat amène une action puis une analyse et enfin des propositions de réaction.

 

Le diagnostic

Une fois les réponses apportées
sur le brouillon, il vous est possible d’établir un diagnostic de la situation
qui vous servira d’introduction à l’étude de cas.

Par exemple : Etant
responsable adjoint de l’univers bazar nous avons constaté une baisse du
chiffre d’affaires sur un ensemble de rayons, afin de permettre d’améliorer la
situation nous verrons quelles actions mettre en place. Ainsi dans une première
partie nous …. Puis dans une deuxième…. La troisième quant à elle… Et enfin la
quatrième… Pour conclure nous dresserons un bilan….

Un bon diagnostic de la situation
permet de bien introduire le sujet, et prouver au correcteur que l’on a compris
l’état d’esprit de l’examen. Ne vous placez pas en tant que candidat mais à la
place du personnage du sujet. Si vous êtes le responsable, réfléchissez en responsable,
si vous êtes vendeur, fonctionnez en tant que vendeur.

 

Le lien : questions/docs/annexes

Afin d’éviter les hors sujets ou
dérives veillez à bien avoir fait le lien entre les questions, les documents et
les annexes. Un document qui aurait servit pour une question précédente peut
resservir aisément pour les questions suivantes. Ayez une vue élargie et
attentive de l’ensemble du sujet.

Ne fonctionnez pas par blocs mais
en cumulant les informations.

 

Les réponses

Les réponses devront être
formulées avec soin. Il faut réduire tant que faire se peut les fautes
(orthographe, syntaxe…). Reprenez les questions, introduisez les réponses,
apportez les preuves de se que vous dites (calculs, auteurs, sources…). Ne
négligez pas la qualité de votre écriture, appliquez-vous. Une feuille peu
lisible sera survolée par le correcteur et il passera peut-être à côté d’une
idée valable ; vous perdriez ainsi des points !

 

Le barème

Si le barème est donné alors il y
a deux écoles… L’une qui favorise de l’ignorer afin de conserver une vue d’ensemble
et une cohérence de l’ensemble du sujet. L’autre qui tendrait à commencer par les
exercices apportant le plus de points, mais le risque est de perdre en logique,
en cohérence. Il s’agit d’une étude de cas (une étude pour un seul cas) pas de
plusieurs exercices mis les uns après les autres ! Je conseille à mes
élèves de l’ignorer.

 

Conclusion

L’étude de cas est une des
épreuves les plus difficiles du baccalauréat. Ne négligez pas les
apprentissages et révisions. Ce diplôme n’a rien à voir avec celui du BEP. Il
ne s’agit pas de dénigrer le BEP, c’est un simple constat. Pour résumer,
dites-vous qu’un sportif de haut niveau ne compte pas que sur la chance, l’espoir…
Il s’entraine, il s’entraine beaucoup, fait, refait, recommence, souffre pour
atteindre le niveau exigé. Il en est de même pour les activités cérébrales, les
connaissances ne viendront pas seules dans le cerveau. Il faut travailler, et
travailler encore.

 

Bon courage aux futurs candidats ;)